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Qui suis-je ?

Leïla Shahshahani. Journaliste indépendante basée à Grenoble, avec un fort penchant pour la montagne politiquement et socialement engagée. Je passe mon tour pour l'engagement technique.

Publié par Leïla Shahshahani

Participant à la mission « Bienvenue en Palestine » - que j’avais prévu de relater sur ce blog, mon ami et moi avons enregistré normalement nos bagages au comptoir d’Air France de Lyon Saint-Exupéry vendredi 8 juillet au matin. Mais peu avant l'heure du vol, nous avons été appelés à la porte d'embarquement. Là, nous avons été informés par le responsable de la sécurité d'Air France qu'il nous serait impossible d'embarquer à bord du vol Lyon-Paris puis Paris-Tel Aviv. Nous savions depuis la veille que nous faisions partie des 342 personnes de la liste noire jugées indésirables par Israël mais nous n'avions pas imaginé pouvoir être empêchés de prendre notre vol de Lyon à Paris.

Lorsque nous avons demandé le motif de ce refus, le monsieur d'Air France, visiblement très gêné, nous a dit qu'il obéissait aux ordres de sa direction à Paris qui elle-même répondait aux consignes du gouvernement français, lui-même répondant aux injonctions du gouvernement israélien. Le soutien écrit de nos élus, que nous avions emporté avec nous, ne nous a été d’aucun secours, les ordres émanant visiblement du plus haut niveau.

Nous avons obtenu pour preuve un "certificat de refus d'embarquement". La police de l'air de l'aéroport Saint-Exupéry n'a pas jugé bon de recevoir notre plainte. Ce n'est qu'en insistant fortement et en rappelant qu'il était proprement scandaleux, sur ordre d’Israël, d'empêcher des Français de voyager sur leur propre territoire, que nous avons finalement pu rejoindre le reste du groupe à Paris, mais sans espoir d'aller au-delà.

A Charles-de-Gaulle le vendredi 8 juillet, comme le lendemain à Paris, nous avons manifesté pour protester contre la violation de nos droits à voyager librement et pour demander la libération des camarades français emprisonnés à leur arrivée à l’aéroport de Tel Aviv pour avoir osé dire qu’ils se rendaient à Bethléem en réponse à l’invitation des Palestiniens. Chaque fois, les CRS nous ont violemment chargés, gazés à l’aide de bombes lacrymogènes, et même arrêtés en masse pour nous conduire dans deux commissariats parisiens où nous avons séjourné quelques heures et décliné notre identité.

Tout cela aura surtout permis de montrer au grand jour que le blocus ne s’arrête pas aux portes de Gaza mais touche également la Cisjordanie dans son ensemble, bien que de manière plus insidieuse.

A ce jour, la liste des « indésirables » est encore en vigueur, jusqu’à une date inconnue. C’est ce que m’a fait savoir par téléphone le Consulat de France à Tel Aviv - que j’avais sollicité la semaine suivante pour pouvoir me rendre en Israël afin d’y réaliser un travail dans le cadre de mon métier de journaliste- , après s’être entretenu avec une personne du Ministère de l’Intérieur israélien. Bien entendu, de tout cela, aucune trace écrite de la part des autorités israéliennes. Un exemple supplémentaire de l'arbitraire dans toute sa splendeur.

VolFrancePalestine

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chantal berby 04/08/2011 19:19


bonjour leîla
bravo d'avoir pensé de demander leur soutien aux politiques isérois.
et bravo d'avoir pensé à prendre leurs écrits pour aller en palestine.
et encore bravo de les publier (même les non-écrits du coup) sur ton blog.
amicalement.
chantal B.