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Qui suis-je ?

Leïla Shahshahani. Journaliste indépendante basée à Grenoble, avec un fort penchant pour la montagne politiquement et socialement engagée. Je passe mon tour pour l'engagement technique.

Publié par Leïla Shahshahani

Appel de Leïla cet après-midi à 16h :

"Nous nous apprêtons à entamer notre 3ème nuit sur le trottoir devant l'ambassade de France au Caire, toujours cernés par des centaines de policiers égyptiens.
Hier soir, l'ambassade de France a adopté une ligne plus dure. Plus d'autorisation de brancher nos portables, barrière devant les toilettes interdisant de s'asseoir sur les marches, toujours un seul WC pour tous, tout cela pour raison invoquée de sécurité...
La colère des marcheurs a débordé ce matin après que l'ambassade de France ait décidé cette nuit de n'autoriser les toilettes qu'aux personnes munies d'un passeport français ainsi qu'à tous les étrangers solidaires à nos côtés. Une personne avec une carte de séjour française s'est vu refuser l'entrée... Cette goutte d'eau a fait déborder le vase. Après vives protestations, nous avons obtenu l'assurance que quatre toilettes mobiles seront installées sur le trottoir. Une bien maigre victoire par rapport à notre objectif de départ mais indispensable à la poursuite du mouvement.
 
On nous dit à l'Ambassade qu'on devrait s'estimer heureux que celle-ci interfère auprès des autorités égyptiennes pour qu'elles n'usent pas de violence, c'est le comble ! Nous ne sommes pas venus camper volontairement sur ce trottoir pour y passer nos vacances. Nous y avions rendez-vous avec les bus (rendez-vous officiel le 27 décembre, connu des autorités) qui ne sont jamais venus.

Sommes-nous coupables de vouloir exprimer pacifiquement notre solidarité aux 1,5 millions de Gazaouis asphyxiés et oubliés de la communauté internationale ?

On nous dit aussi à l'ambassade que l'Egypte n'est pas un pays de droit. Dans ce cas, pourquoi la France y a t-elle un ambassadeur ?

Ce matin, nous avons décoré notre périmètre de banderoles pointant la responsabilité d'Israël, de l'Egypte mais aussi la complicité de la France... entre autres.

Nous sommes maintenant rejoints par de plus en plus d'internationaux solidaires. Cet après-midi nous avons obtenu un assouplissement des conditions d'entrée et de sortie sur notre bande de trottoir.

Malgré l'épuisement, notre motivation est plus forte que jamais".

Mis en ligne par Cécile Eichinger.
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