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Qui suis-je ?

Leïla Shahshahani. Journaliste indépendante basée à Grenoble, avec un fort penchant pour la montagne politiquement et socialement engagée. Je passe mon tour pour l'engagement technique.

Publié par Leïla Shahshahani

Le Caire, 21 décembre 2009, 20h

Quelques heures à peine après avoir atterri au Caire et pris mes premiers repères dans cette gigantesque cité, j'apprends que les autorités égyptiennes souhaitent interdire d'entrée la "Marche pour la Liberté" à Gaza, sous prétexte de tensions grandissantes à la frontière. Cette annonce n'entame en rien la détermination des organisateurs et des 1300 participants, dont une bonne partie sont déjà en route pour le Caire.


Communiqué rédigé conjointement par les organisateurs de la Marche :

21 décembre 2009


Nous sommes déterminés à briser le siège. Nous continuerons tous à faire ce qui est en notre pouvoir pour que cela advienne.

Se
servant du prétexte de l'escalade des tensions à la frontière entre l'Egypte et Gaza, le ministère égyptien des affaires étrangères vient d'annoncer que la frontière de Rafah serait fermée pendant plusieurs semaines à venir. Nous avons répondu que la tension est permanente à la frontière, à cause du blocus, que nous ne nous sentons pas menacés, et que s'il y a des risques, nous sommes prêts à les assumer. Nous avons également souligné qu'il est de toute façon trop tard pour que les 1300 participants à la marche, venant de 42 pays, puissent changer leurs plans maintenant. Il a été convenu de continuer à discuter.

Bien qu'il s'agisse d'un recul, nous sommes confrontés à quelque chose que nous avons déjà expérimenté, et surmonté, par le passé. Aucune délégation, quelle que soit sa taille, qui a réussi à entrer dans Gaza au cours des 12 derniers mois n'a reçu de feu vert des autorités avant la frontière de Rafah. Bon nombre de délégations se sont entendu dire qu'elles ne pourraient même pas partir du Caire, en direction de Rafah. Certaines ont eu leur bus bloqué sur la route. Certaines se sont vu signifier dès le départ qu'elles ne pourraient entrer dans Gaza. Mais après des pressions politiques et publiques exercées, le gouvernement égyptien a changé d'avis et permis l'entrée dans Gaza.

Nos efforts et nos plans ne seront pas modifiés. Nous nous sommes engagés à briser le siège et à marcher aux côtés des gazouis le 31 décembre. Nous poursuivons dans cette voie.

 


Il faut absolument que les ambassades et consulats d’Egypte à travers le monde* entendent parler de nous : ce qui veut dire que nous soyons très nombreux à les contacter pour leur demander de laisser entrer à Gaza la Coalition Internationale contre le siège de Gaza.


De nombreux participants à la marche sont déjà au Caire et il en arrive chaque jour des centaines. Tous ces marcheurs se sont organisés depuis des mois pour participer à cette initiative. Ils ont acheté leurs billets et nous savons que nous serons plus de 1300 à faire le voyage.


En raison de la crise humanitaire effroyable à Gaza, causée par l’attaque israélienne de l’an dernier et par le blocus de Gaza, nous nous sentons moralement obligés de poursuivre notre mission, qui consiste à alerter le monde sur le sort de ce million et demi de personnes emprisonnées dans la bande de Gaza.



Toutes les personnes qui le souhaitent peuvent exprimer leur soutien à la marche en contactant la représentation égyptienne dans leur pays.
Pour la France : Ambassade d'Egypte à Paris ; Tél. : 01 53 67 88 30 ; Fax : 01 47 23 06 43 ; M. Al Naggary, premier secrétaire : nanaggary@hotmail.com

Voici le mail que je viens d'envoyer à M. Al Naggary, en m'inspirant du modèle proposé par les organisateures de la Marche pour la Liberté.

"Je vous écris pour exprimer mon entier soutien à la Marche pour la liberté de Gaza programmée le 31 décembre prochain. Je prie instamment le gouvernement égyptien de permettre aux 1300 délégués internationaux d'entrer à Gaza par l'Egypte. C'est un moment historique de solidarité pacifique que nous attendons tous et que vous ne pouvez refuser.
Sincèrement,
Leïla Shahshahani"






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Commenter cet article

K 22/12/2009 11:13


Ne lâchez rien... Il était évident que ce ne serait pas facile, la réaction des autorités égyptiennes est tout à fait prévisible. Seule la pression — la vôtre et celle de la communauté
internationale— les fera plier. Le combat commence maintenant. Et nous sommes là pour vous soutenir.
K