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Qui suis-je ?

Leïla Shahshahani. Journaliste indépendante basée à Grenoble, avec un fort penchant pour la montagne politiquement et socialement engagée. Je passe mon tour pour l'engagement technique.

Publié par Leïla Shahshahani

Lundi 15 septembre, un rassemblement était organisé à 17h30 devant la Mairie de Grenoble, alors qu’allait débuter le conseil municipal de la rentrée. Les élus devaient voter sur une délibération proposant le versement d’une subvention de 10 000 euros à titre humanitaire pour Gaza. La coordination grenobloise des associations de solidarité avec la Palestine avait demandé au maire de pouvoir lire un texte de quatre minutes à l’attention des élus pendant le conseil. Ce texte les invitait à rejoindre la campagne Boycott-Désinvestissements-Sanctions et à mettre fin au jumelage avec la ville de Rehovot, dont le maire appartient au parti religieux d’extrême droite Shass, opposé à la création d’un Etat palestinien.

Mais le maire Eric Piolle, récemment élu sous l’étiquette du « rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes », a refusé cette demande citoyenne. Un refus qui lui a valu un conseil de rentrée chaotique. Pas question, pour un grand nombre d’entre nous, de nous contenter d’une lecture du texte et de quelques slogans à l’extérieur sur les marches de la mairie. Dans la bonne humeur, mais avec une bonne dose de détermination, nous avons investi par surprise le hall de l’hôtel de ville où se trouve la salle du conseil municipal, passant outre les quelques policiers rapidement débordés. Les portes de la salle nous ayant été claquées au nez dans un vent de panique, nous avons joyeusement tambouriné sur les cloisons en scandant « Laissez nous entrer ! ».

A ce stade, les élus auraient encore pu s’épargner ce chahut en laissant entrer, comme nous leur demandions cordialement, deux ou trois d’entre nous afin de pouvoir lire le fameux texte. Mais le maire a préféré s’obstiner. Et notre tohu-bohu s’en est alors donné à cœur joie pendant près d’une heure et demie, au son de « Les élus, du courage, mettez fin au jumelage », « Israël assassin, Grenoble complice » ou encore « Rehovot boycott ».

Seule concession du conseil municipal : avancer l’heure de la délibération sur l’aide à Gaza. Nous avons donc assisté, sur l’écran installé à l’extérieur de la salle, aux discours affligeants des élus, tous partis confondus, rappelant le triste sort des victimes, des pauvres enfants, de l’urgence d’établir la paix dans la région, blablabla…Pour conclure par l’adoption d’une lamentable délibération se contentant de verser 10 000 euros pour Gaza en guise de bonne conscience, et sans la moindre intention de sanctions à l’égard d’Israël. Ainsi, lorsque cet état criminel et hors-la-loi décidera de lancer son prochain massacre, il pourra dans la foulée détruire les écoles et hôpitaux reconstruits avec l’aide internationale, sans jamais avoir à régler la facture !

Nous citoyens grenoblois refusons d’être complices des crimes d’Israël, nous ne voulons pas de sang sur nos mains. En souvenir de notre passage, nous avons réalisé une fresque de mains rouge-sang sur le parvis de la Mairie. Et nous reviendrons. On lâche rien !

Isère Palestine

Voir l'article sur Europalestine

Photos et vidéos sur Facebook : "Info Palestine : Grenoble"

 

 

Non au jumelage avec Rehovot : des Grenoblois ont fait trembler le conseil municipal !
Non au jumelage avec Rehovot : des Grenoblois ont fait trembler le conseil municipal !
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